Quels liens entre pratique du théâtre et écologie ?

Dans sa tradition occidentale, le théâtre est un art anthropocentré, où l’imprévisibilité est éradiquée et l’attention captée par le sujet humain. Pourtant, il  peut devenir l’endroit de réflexion sur le vivant et le non-humain. Non pas au travers de ses seuls sujets, ni même à l’échelle des modes de production, mais dans une approche esthétique et sensible.

 “Le théâtre est un endroit pour réfléchir au contexte, aux modalités de l’action humaine. Un endroit pour réfléchir aux alternatives.

Un paysage glaciaire évanescent, qui disparaît à mesure que la représentation avance*. Une pièce s’étalant sur six heures et douze minutes, la durée des marées**. Des œuvres hybrides, où l’attention est détournée de l’humain, qui s’éclipse, s’efface presque.

“Dans les œuvres qui m’intéressent, au-delà de l’écophobie et de l’écopathie, on éprouve d’autres affects à l’égard du vivant, beaucoup plus légers.”

Emma Merabet, docteure en arts de la scène, répond aux questions de Florian Fompérie sur son ouvrage Décentrer l’humain – Écopoétique des scènes contemporaines (Les Presses du Réel, 2026).

Une émission enregistrée pendant la 8e édition du festival À l’école de l’Anthropocène.

* Evaporated Landscapes, Mette Ingvartsen
** Les marées sèches, Clara Grosjean

Nos thématiques

Contenus associés