Comment conjuguer féminisme et écologie au quotidien ? C’est la question au cœur de ce plateau du collectif Ecofémina, qui réunit Christelle Ngoyos, engagée au sein de la commission féministe des Écologistes, membre du courant Radicalement Vôtre ! et Bettina Zourli, une militante, autrice (Notre corps, leur choix ? (Payot, 2026)), et voix influente du mouvement.
Ensemble, elles explorent les ponts entre domination des femmes et destruction de la nature, retracent l’histoire et les multiples visages de l’écoféminisme, et questionnent sa place dans le débat public et politique français. Entre témoignages personnels, analyses et pistes concrètes d’action, ce plateau invite chacun·e à franchir le pas : de la théorie à la pratique, de la prise de conscience à l’engagement.
Pour elles, il s’agit surtout de déceler ses propres biais et, par l’engagement, de les défaire progressivement. Elles l’expliquent :
“L’écoféminisme est l’un des mécanismes de pensée qui permet de comprendre les ponts entre différents systèmes d’oppression.”
L’occasion aussi de s’interroger sur le corps des femmes, sujet politique lorsque l’on traite de la maternité : elles estiment toutes deux avoir conscientisé l’intérêt politique de l’écoféminisme par leur réflexion sur leur désir – ou non – d’enfant :
“L’analyse de la natalité en tant que donnée économique chiffrable nous empêche de la penser autrement : la baisse de la natalité est aussi liée au fait que les femmes s’épanouissent autrement que par la maternité.”
Une émission animée par Eloïse Bouilloud, enregistrée pendant la 8e édition du festival À l’école de l’Anthropocène.
CR : Alexia Leduc.


