“Le désir conquête est un des moteurs du capitalisme, du colonialisme et du patriarcat.”
L’érotisme et le plaisir sont des notions qui ont été disqualifiées du discours écologique. Mais quels liens entretiennent-elles avec l’objet politique ? Comment sortir d’une approche individuelle de l’érotisme, et de la vision patriarcale et coloniale qu’elle sous-entend ?
Au micro de Florian Fompérie, Myriam Bahaffou, chercheuse en philosophie féministe, déplie ses réflexions sur l’éropolitique, qu’elle explore dans son livre Éropolitique : Écoféminismes, désirs, révolutions (Le Passager Clandestin, 2025).
Myriam Bahaffou dessine les contours d’une écosexualité où l’éropolitique, féministe et décoloniale, devient un objet militant à part entière.
“Avec l’éropolitique, il s’agit d’assembler deux choses qui ont été trop divisées et dont on a oublié l’histoire commune.”
Une émission enregistrée pendant la 8e édition du festival À l’école de l’Anthropocène.


