Comment parler de science, comment parler des résultats scientifiques, sans les corrompre, les simplifier ou les donner en pâture à la vox populi ?
Une heure de questionnements sur le rôle des scientifiques dans le débat public, accusé·e·s tantôt de rester dans leur tour d’ivoire, tantôt de prises de position partisanes.
Une rencontre co-organisée avec Olivier Givre, Olivier Ferret (professeur des universités de littérature et civilisation françaises du XVIIIe siècle à l’université Lyon 2) et Marie-Jeanne Zenetti (professeure de littérature française (XXe-XXIe siècles) à l’Université Lyon 2), tous·te·s trois enseignant·e·s-chercheur·se·s à l’Université Lumière Lyon 2 et titulaires d’une chaire médiation scientifique à l’Institut Universitaire de France.
Un plateau-radio en trois temps :
- La notion de résistance(s) dans la médiation scientifique, avec Olivier Ferret et Ania Szczepanska, historienne et maîtresse de conférences à l’université Paris 1 Sorbonne, membre de l’IUF
“En faisant une thèse sur le cinéma polonais, j’ai eu envie de faire un film. À cette époque, le fait de faire un film en tant que chercheuse n’allait pas du tout de soi. C’était peut-être de la transmission de savoir, mais pas de la recherche. Pourtant pour moi, ça allait de soi, pour faire mes recherches il fallait voir, ressentir, entendre.” – Ania Szczepanska
- La médiation scientifique comme forme de résistance, avec Olivier Givre et Michael Stambolis, politiste et maître de conférences à l’université Toulouse Jean Jaurès, membre de l’IUF.
“Aujourd’hui, le véritable enjeu de la médiation scientifique est précisément de montrer que la recherche, n’est ni neutre ni gentille. Qu’elle ne se laisse pas faire ou réduire, simplifier, ou banaliser. Qu’elle résiste en somme.” – Olivier Givre
- Les résistances académiques à la médiation scientifique avec Marie-Jeanne Zenetti et Isabelle Bonardi, directrice Culture, Sciences et société de l’Université de Lyon.
“Il faut que le chercheur soit dans la société, il faut qu’il communique, qu’il soit dans les médias. S’il n’y est pas, d’autres y seront et diront des bêtises non sourcées, non vérifiées, non validées.” – Isabelle Bonardi


