“Il y a beaucoup de choses qu’on attend de découvrir. Quand on regarde l’univers, on se rend compte qu’on n’en comprend pas grand chose. On a cinq fois plus de matière qu’on ne connaît pas que ce que l’on connaît.”
Le Futur collisionneur circulaire (FCC) est le grand projet du CERN pour les décennies à venir. Un accélérateur de particules de 90 km de circonférence qui a pour but de repousser la frontière des connaissances de l’humanité en termes de physique fondamentale.
Un projet au temps long, lourd à financer, mais le CERN peut compter sur les contributions de ses États membres, dont la contribution financière s’évalue en fonction de leur PIB.
Un coût financier certes, mais également un coût environnemental, que l’équipe de recherche tente au mieux d’amortir :
“On a conçu ce projet de FCC avec une consommation équivalente au LHC alors qu’il est bien plus gros. On peut même stimuler la recherche environnementale sur ce projet. Sur l’excavation, on a lancé un projet de recherche pour tenter de recycler cette matière.”
Au-delà, l’usage de l’eau se fait avec de l’eau non-potable, et un maximum est réalisé en circuit fermé afin de limiter les pertes. Reste le défi de l’excavation qui, bien que partiellement maîtrisé, constitue encore aujourd’hui des limites au recyclage des matériaux.
Charles Soto reçoit Gaëlle Boudoul, chercheuse à l’Institut de physique des deux infinis et spécialiste de ce projet.


