Avoir 20 ans, c’était mieux avant ?

Radio Anthropocène était en direct, mardi 23 juin, à l’occasion du grand rendez-vous du Labo Logement des jeunes du Centsept pour deux tables rondes.

Être jeune en 2026 : un jeu d’équilibrisme entre rêve et vertige de l’indépendance

Dans un contexte d’autonomie plus tardive, les jeunes ont de plus en plus de difficultés à accéder au logement. Alors qu’il constitue le premier poste de dépense chez les jeunes, à hauteur moyenne de 500 euros mensuels, des sacrifices sont souvent nécessaires sur la taille du logement, et la colocation s’avère souvent être une obligation pour faire baisser son loyer.

On voit le logement des jeunes comme quelque chose de transitif, vers un futur chez-soi qui adviendrait lors de l’indépendance économique.

Face au constat de dispositifs désincarnés et inadaptés au jeune public, les invité·es appellent à une nécessaire prise en compte des trajectoires personnelles. 

Traiter la question de l’accès au logement à l’échelle macro invisibilise les trajectoires de vie des personnes, qui ne sont plus traitées que comme des demandeur·ses.

Une conversation animée par Camille Dière, cheffe de projet au Centsept et coordinatrice du labo d’accès et de maintien au logement des jeunes. Avec Théo Rousic (chercheur – Ville de Lyon), Ilytie Piroit (Ville de Lyon) et Guilhian Biet (étudiant).

Être accompagné pour s’ancrer et devenir autonome : est-ce que ça change vraiment la donne ?

Pour ce plateau, Camille Dière (cheffe de projet au Centsept et coordinatrice du labo d’accès et de maintien au logement des jeunes), reçoit Marie-Lou Ferrand, (Fondation Mozaïk), Mathilde Guin (le TAF) et Tyna Dégremont (Article 1) à discuter des enjeux de l’accompagnement, de ses limites et de ses reconfigurations. 

Elles dénoncent une conception selon laquelle les personnes ayant besoin d’accompagnement doivent se conformer aux dispositifs existants et y correspondre :

L’accompagnement adéquat est celui qui s’adapte aux besoins de la personne.

Malgré des limites identifiées sur l’impact de l’accompagnement, elles décèlent des moyens de le rendre plus adapté, concret et utile pour les jeunes : 

Quand le message passe par un autre étudiant, cela crée une identification due à la récence de l’expérience : les procédures et processus changent régulièrement, donc plus les personnes sont proches en âge, plus la réalité est la même.

Dans un climat de critiques envers la jeunesse et son rapport au travail, elles soulignent la nécessité pour elleux de s’épanouir ailleurs et de donner au travail une dimension moins surplombante dans leur vie.

Deux émissions à réécouter sur toutes les plateformes de streaming audio. 

CR : Eva Matias

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