La ville à hauteur d’oiseaux

Les oiseaux sont une composante importante des paysages sonores urbains, constamment perceptibles à qui y prête attention.

Source d’imaginaires variés, majoritairement positifs ou du moins source d’un certain émerveillement, ils sont pourtant très vulnérables face aux changements brutaux et rapides des villes, qui détruisent leurs habitats et provoquent souvent des nuisances importantes pour eux. 

On projette sur les oiseaux nos propres besoins. Le bruit impacte certes les oiseaux, en particulier lorsqu’il recouvre leur chant, mais certaines espèces vont être moins impactées : les étourneaux, les moineaux, les pigeons peuvent s’adapter assez bien aux bruits de fond”.

Si des politiques publiques en faveur de leur protection doivent être mises en place, la mobilisation des habitants apparaît également comme un levier majeur. Ainsi, on peut se demander dans quelle mesure l’expérience sensible des chants d’oiseaux permet de mieux comprendre les relations des citadins à la nature.

Les chants d’oiseaux sont globalement appréciés, et préférés à d’autres sons anthropiques. Des études montrent qu’être exposé à des chants d’oiseaux et d’autres sons de la nature peut améliorer le bien-être des citoyens”.

Un fun fact ? Les oiseaux ont des accents : un chant de mésange ne sera pas le même selon les pays et même selon les régions ! 

Une émission présentée par Clara Lyonnais Voutaz. Elle reçoit Éloïse Bellet, doctorante en géographie-aménagement à l’université Jean Moulin Lyon 3, qui réalise sa thèse sur ces questions. 

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