Yaël Molle-Robert est étudiante au sein du parcours Développement Rural. Elle a travaillé sur la question de l’accès aux soins dans le canton de Tarare, plus particulièrement en direction des personnes en situation de précarité. Elle y voit des marges sous trois perspectives :
La mobilité, puisque dans un territoire concerné par la désertification médicale, beaucoup d’habitant·es doivent se déplacer jusqu’à Villefranche, voire Lyon. En résultent deux dépendances : à la voiture, et à l’offre médicale de la métropole de Lyon.
La marge se situe également au sein même de la commune de Tarare, les offres médicales étant centralisées. Cela amplifie les problèmes de mobilité, d’autant que l’offre locale est peu diversifiée.
Quand on zoome encore, une troisième échelle apparaît à l’intérieur-même de Tarare : certain·es se situant en-dehors des parcours de soin, n’ayant pas accès aux droits qu’iels pourraient avoir :
“Il y a beaucoup d’acteur·ices du médico-social qui sont actif·ves sur ce territoire, mais l’on constate que l’existence des offres n’entraîne pas automatiquement une démarche d’aller vers. Alors, quels sont les freins à l’accès à ces services ?”
Yaël Molle-Robert
Yaël Molle-Robert apporte différentes réponses qui ont été identifiées : une fracture numérique, une incapacité de mobilité, mais également un racisme structurel au sein d’une ville à la population très diversifiée et comptant nombre de personnes racisées. C’est manifestement un frein psychologique pour de nombreuses personnes.
Une émission animée par Lou Herrmann.


