Mystérieux et fascinant, le cinéma australien reste encore peu exploré. Beaucoup de ses films ont développé un genre singulier qualifié d’«eco-horror». Proposant une vision à la fois prophétique et horrifique, ces pamphlets écologiques prennent comme postulat la vengeance d’un territoire face à une humanité inconsciente de ses méfaits et rongée par une culpabilité post-coloniale. Nature douée d’une volonté meurtrière, animaux pris de folie, légendes apocalyptiques…
Alban Jamin est enseignant en lettres modernes et cinéma (Lycée Auguste et Louis Lumière de Lyon, Université Lyon 2), ainsi qu’un auteur spécialisé dans l’analyse de la culture populaire, notamment la musique et le cinéma. Il a été chargé de mission cinéma à la DAAC (Délégation Académique à l’Action Culturelle) de l’académie de Lyon et joue dans le groupe expérimental Berceau des Volontés Sauvages.
