Traduire une épopée en langue de l’Anthropocène

Un pas « incertain et lent » vers le Paradis perdu de John Milton : cette chronique examine l’article de Pierre Vinclair publié par Les Temps qui restent au sujet de cette épopée baroque. Vinclair demande s’il est possible de rester fidèle au poème original anglais en le traduisant en français moderne. Et, surtout, si le langage doit changer pour intégrer l’Anthropocène et sa manipulation du monde naturel — même si ce lexique reste encore à forger.

La chronique explore comment Vinclair répond à une tradition de traduction qui se tourne vers un classicisme souvent conservateur — prenons la traduction de Chateaubriand — qui manque la qualité radicale que John Milton apporte. Il propose donc qu’on doit mobiliser la révolution lexicale. Cette révolution s’inscrira dans l’histoire de la chute de l’humanité, telle la chute d’Adam et Ève, mais cette fois à travers la destruction globale pendant l’Anthropocène.

Vinclair fait un effort impressionnant pour restituer la versification de l’original anglais. Bien qu’il soit toujours impossible de la recréer à l’identique en français moderne, on peut au moins conserver l’esprit radical de Milton en s’appuyant sur l’Anthropocène lapsaire.

Une chronique d’Olivia Boyle étudiante en master de lettres modernes qui nous propose ses réflexions. À retrouver sur toutes les plateformes de streaming audio.

https://lestempsquirestent.org/fr/numeros/numero-9/paradise-lost-in-translation 

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