Le nucléaire est une énergie au cœur des débats. Si la question du risque est souvent l’argument majeur des antinucléaires (concernant l’enfouissement des déchets radioactifs, les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et Fukushima, ou encore le danger de l’extraction de l’uranium pour l’intégrité des écosystèmes), l’approche de l’écologie décoloniale est également invoquée.
Celle-ci promeut la possibilité, pour tous les peuples, d’habiter dignement la terre, et remet en cause les représentations du monde héritées de la colonisation. Dans ce contexte, est-il éthique pour une ancienne puissance coloniale et ses multinationales de s’accaparer les ressources énergétiques des pays du Sud Global ?
“Plusieurs militants précisent que depuis plus de 50 ans, le Niger n’aurait bénéficié que de 12% de la valeur marchande de l’uranium exploité par des puissances étrangères sur ses terres. Et surtout, soulignent les dégradations environnementales imposées par cette industrie et non prises en charge par les multinationales.”
Au sein d’un cycle de podcasts consacré aux enjeux décoloniaux du champ social de l’énergie, Virginie Chaput, doctorante en Sciences de l’Information et de la Communication, explore ici le système nucléaire français et soulève des pistes de réflexions.
Une émission Radio Anthropocène présentée par Virginie Chaput.


