Entretien : Étretat, par-delà les falaises

Étretat est découvert au début du XIXe siècle par des artistes séduits par le sublime de ce décor, avec ses falaises et ses portes taillées dans la craie. 

Site en péril, fragilisé par une surfréquentation touristique et l’érosion des falaises, l’exposition Étretat, par-delà les falaises interroge notre regard sur le paysage : comment un motif s’est-il ainsi détaché, par l’impact conjugué de la littérature et de la peinture, jusqu’à investir un rôle symbolique et devenir un emblème identitaire, connu par-delà les frontières ?

Stéphane Paccoud raconte un site qui n’était auparavant pas fréquenté, car difficilement accessible par la terre. C’est par hasard que les artistes vont commencer à s’y intéresser, modifiant par là-même la perception du regard sur le naturel.

C’est l’esthétique du sublime qui arrive avec le romantisme, l’idée de la petitesse de l’Homme face à la puissance de la nature.”

C’est la première fois que le paysage naturel est mis sur le même plan que les monuments. C’est une comparaison entre falaises et architectures que l’on voit revenir beaucoup chez les artistes.

Une émission Radio Anthropocène enregistrée le samedi 10 janvier au Musée des Beaux-Arts de Lyon, à l’occasion d’une programmation publique en résonance avec l’exposition “Étretat, par-delà les falaises”. 

Table ronde animée par Jindra Kratochvil

Avec Stéphane Paccoud, conservateur chargé des peintures et des sculptures du XIXe siècle du musée des Beaux-Arts de Lyon, membre de l’équipe de commissariat de l’exposition.

(Image : Eugène Delacroix, Etretat, la Porte d’Aval, vers 1840 ou 1846, Image © Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam / Photo Studio Tromp)

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