02/04/2026 : Radio Anthropocène en direct et en public

Retrouvez désormais Radio Anthropocène à la Maison de l’Environnement pour son direct en public !

Ecouter le direct : https://ranthropocene.radio12345.com/

Au programme de Radio Anthropocène, sept émissions ce jeudi 02 avril 2026 :

➡️ 14h50 : Récit de Vi(ll)es – Rose, une cheffe aux petits soins

Rose a été formée dans de grands hôtels algériens, mais parce que femme, elle n’a jamais pu devenir cheffe comme elle le souhaitait. Elle arrive à Lyon dans ce qu’elle pense être un appartement mais qui s’avère être un squat essentiellement masculin. En attendant que son mari rentre le soir, elle se réfugie dans les bouches de métro et dans des jardins.

Par LALCA groupe de recherche et de créations.

➡️ 15h : Terreaux communs – Rénovation énergétique et loyers justes : quand les locataires agissent

Depuis 50 ans, les dépenses de logement ont augmenté deux fois plus vite que la moyenne des prix, étouffant les locataires sous des factures exorbitantes et des charges injustifiées. Trop de logements sont mal entretenus et insuffisamment isolés, générant un gaspillage d’énergie et un mal logement insoutenable pour certains foyers. Pour changer cette situation, Locataires ensemble œuvre à créer des syndicats de locataires forts, capables de contrebalancer les intérêts à court terme et les abus des propriétaires. Solène Peyragrosse et Adrien Roux nous expliquent comment — en s’unissant, en enquêtant et en passant à l’action – Locataires ensemble lutte pour des logements sains et dignes, pour des loyers justes et pour des économies d’énergie. Ils montrent aussi comment cette fédération de syndicats locaux incarne au quotidien la justice sociale et climatique et prépare la révolution nécessaire pour garantir à toutes et tous le droit d’habiter dignement.

Avec Solène Peyragrosse et Adrien Roux.
Animée par Marie Civil.

➡️ 15h30 : Luttes A° – Contre-projets : exposer la lutte

Jusqu’au 31 mai 2026, archipel – Maison de l’architecture accueille l’exposition « Contre-Projets. Penser le contre, Réaliser le pour », produite en partenariat avec le mouvement de la Frugalité Heureuse et Créative. Mettant en lumière les alternatives aux grands projets écocidaires, cette exposition présente la lutte sous son double-profil, à la fois contre mais aussi pour. L’occasion de légitimer l’engagement des architectes et des militant·es dans l’aménagement du territoire.

Avec Marie Civil et Franck Hulliard, directrice et président d’archipel – Maison de l’architecture.
Animée par Thomas Bacquart.

➡️ 15h50 : Lecture A° – « Métabolisme(s). Matière en circulation, matière en transformation » – Pierre Desvaux, Clément Dillenseger et Laëtitia Mongeard (Cité anthropocène / Éditions deux-cent-cinq, coll. À partir de l’Anthropocène, 2024)

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La notion de métabolisme place la matérialité de nos modes de vie au cœur des débats scientifiques et médiatiques. En suivant les matières à travers leur « vie sociale » (extraction, transformation, consommation et rejet sous forme de déchets), le métabolisme lie les enjeux sociaux et écologiques de la consommation humaine.

De plus en plus mobilisée par les universitaires spécialistes des questions environnementales, la notion est également réappropriée par d’autres milieux professionnels (urbanistes, architectes). Cet ouvrage, issu des réflexions du Studio Métabolisme de l’École urbaine de Lyon, vise à offrir un aperçu des réflexions en cours tout en ouvrant le débat vers le grand public.

Si le terme connaît actuellement un usage important en sciences humaines — et particulièrement en géographie —, les débats concernant sa définition et ses méthodologies restent vifs. Le livre met en avant les enjeux sociaux, politiques, économiques et culturels de la matérialité des transformations des cycles bio-géochimiques en insistant sur les dimensions politiques et socialement construites des circulations et des transformations de la matière, de la ressource au déchet. Il s’agit de prendre en considération les impacts des prélèvements ou des rejets de nos sociétés et de comprendre comment ces matières s’insèrent dans des dispositifs socio-politiques dédiés (infrastructures, pratiques, normes, etc.).

Extrait lu par Bérénice Gagne.

➡️ 16h : Ecoute Active : Industrie musicale et luttes décoloniales, comment construire de nouveaux récits ? (REDIFFUSION)

Les luttes décoloniales dans la musique sont encore trop souvent méconnues, voire ignorées. Les conflits internationaux – notamment au Moyen-Orient – s’intensifient. L’impact émotionnel de ces informations nous touche toutes et tous et pourtant, l’industrie musicale peine à s’emparer du sujet. Malgré une prise de conscience croissante de l’importance de la diversité dans les proposition artistiques et des privilèges en place, les dynamiques du pouvoir et les structures décisionnelles continuent souvent d’exclure les voix issues des diasporas et des communautés marginalisées. 

Pourquoi cet (im)moblisme dans l’industrie musicale face à ces questions cruciales qui freine les avancées concrètes en matière de diversité et d’inclusivité ? Quelle place l’art et la culture peuvent occuper dans les conflits internationaux actuels ? En tant qu’artiste, acteur‧ices de la scène lyonnaise et française, comment contribuer à faire bouger les mentalités et résister concrètement ? Les luttes décoloniales dans la musique sont une bataille pour l’équité, l’autonomisation et le respect des voix et cultures marginalisées, qui se déroulent dans un contexte d’héritage colonial persistant. Elles impliquent de repenser les structures de l’industrie musicale pour qu’elles deviennent des espaces véritablement représentatifs et équitables. Ces luttes trouvent une résonance particulièrement forte dans les villes multiculturelles comme Lyon, où la scène artistique pourrait offrir une zone d’expressions et de nouveaux récits qui défient les cadres dominants.

Avec Leïla Ensanyar-Volle : Administratrice et co-programmatrice du Kraspek Myzik, musicienne et productrice de la fanfare Tzila Brass.
Ambrine Ayeb : Membre du collectif Azul qui œuvre pour la valorisation des cultures maghrébines et diasporiques à Lyon. A écrit un mémoire sur l’Afrofuturisme après un Master à l’Université Lyon 2 et poursuit ses recherches en vue d’une thèse sur les fictions spéculatives décoloniales.
Et Anthony Gboy (gboi) : DJ & LABEL MANAGER depuis 10 ans, militant et activiste sur la scène électronique. 

Animée par Camille Viguié.

➡️ 17h : L’atelier de Rue89Lyon – Fake news et coups de pression : les dessous de la campagne des municipales

Depuis le 22 mars, Lyon et sa Métropole sont dans une configuration inédite. À la tête de la giga-collectivité locale, la droite l’a emportée avec Véronique Sarselli, alors qu’à Lyon, Grégory Doucet a été reconduit à la suite de sa victoire contre Jean-Michel Aulas.

Bien que très médiatique, l’ancien président de l’OL, longtemps favori des sondages, semble avoir perdu des voix en préférant au débat des idées une communication politique quelque peu déconnectée des attentes de ses concitoyens. On vous raconte les coulisses d’une campagne tendue.

Animé par Pierre Lemerle et Marie Allenou.

➡️ 17h30 : Lecture A° – « Métabolisme(s). Matière en circulation, matière en transformation » – Pierre Desvaux, Clément Dillenseger et Laëtitia Mongeard (Cité anthropocène / Éditions deux-cent-cinq, coll. À partir de l’Anthropocène, 2024)

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Extrait lu par Bérénice Gagne.

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