21/05/2026 : Radio Anthropocène en direct et en public

Retrouvez Radio Anthropocène à la Maison de l’Environnement pour son direct en public, le dernier de la saison !

Ecouter le direct : https://ranthropocene.radio12345.com/

Au programme de Radio Anthropocène, dix émissions ce jeudi 21 mai 2026 :

➡️ 13h30 : La voix des milieux

Plus d’informations à venir.

Par Damien Rondepierre.

➡️ 14h : La chèvre et le chou – Biodiver’cité : regards, savoirs et points de vue à propos des solutions fondées sur la nature

Pour faire face aux changements globaux, les villes ont de plus en plus recours aux solutions fondées sur la nature ou à la réhabilitation écologique, c’est-à-dire à des processus qui reposent sur le fonctionnement des écosystèmes pour proposer des solutions d’aménagement plus durables. Dans ces dispositifs, une multitude d’acteurs sont mis en relation : des aménageurs aux associations et aux habitants jusqu’aux techniciens ou écologues, tous confrontent leurs points de vue et leurs savoirs sur la biodiversité urbaine. Ce sont ces projets et les représentations de la nature urbaine qu’ils portent que nous interrogeons aujourd’hui par le prisme de l’anthropologie avec le regard éclairé de Julie Jeammaud.

Avec Julie Jeammaud.
Animée par Eloïse Bellet et Clara Lyonnais-Voutaz.

➡️ 14h20 : Récit de Vi(ll)es – Lena, cuisiner pour se souvenir

Après plusieurs années en squat lorsque nous rencontrons Lena en octobre 2024, elle est hébergée dans un hôtel à Perrache. Elle vient à la Cantina deux fois par semaine et notre discussion est bercée par l’odeur de ce qu’elle cuisine.

Par LALCA groupe de recherche et de créations.

➡️ 15h : Terreaux communs – Quels espaces pour la cohabitation interespèce en ville ?

Depuis 10 ans, l’association Des Espèces Parmi’Lyon oeuvre en faveur de la faune et de la flore en ville en menant des actions de sensibilisation, en accompagnant des intiatives habitantes, en réalisant des expertises naturalistes, en développant des projets innovants. Parmi eux, GabioDiv, un projet unique en France qui recrée la continuité entre milieu humide et milieu terrestre et réinvente la convivialité interespèce.

Avec Victorine De Lachaise, Des Espèces Parmi’Lyon
Animée par Marie Civil.

➡️ 15h35 : Micro et Truelle – La conservation de la stèle du Bas de Loyasse

La stèle funéraire découverte en octobre 2025 lors d’un diagnostic archéologique rue du Bas de Loyasse a nécessité de gros efforts logistiques pour son extraction, son transport et sa conservation. Isabelle Munsch, gestionnaire des archives du sol à la Direction de l’Archéologie de la Ville de Lyon reviendra sur toutes les étapes et sur les principaux enjeux de la conservation préventive du mobilier archéologique.

Avec Isabelle Munsch.
Animée par Naïs Novat.

➡️ 15h50 : Lecture A° – Nos futurs communs – Patrick Boucheron, Eduardo Viveiros de Castro (PUL / Cité anthropocène / October Octopus, 2026)

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En 2025, lors du festival À l’école de l’Anthropocène, a eu lieu un dialogue inédit, animé par la journaliste du Monde Julie Clarini, entre Patrick Boucheron et Eduardo Viveiros de Castro. Ce livre rend compte de cette rencontre, durant laquelle une question essentielle a été posée : face aux défis de la crise climatique, face à la capture du langage par des gouvernements autoritaires incarnés par l’Amérique trumpienne, comment imaginer un avenir commun à l’ensemble du monde vivant et se donner des raisons d’agir au-delà des récits de fin du monde ?

À travers des échanges particulièrement stimulants et accessibles, les deux scientifiques nous donnent des clés de lecture et d’action pour affronter les crises écologiques et civilisationnelles contemporaines. 

Extrait lu par Bérénice Gagne.

➡️ 16h : Ecoute active – Devenir parent dans la musique : le prix de la vulnérabilité

Dans l’imaginaire collectif, la scène musicale est synonyme de liberté, de créativité, de nuits sans fin, d’audace et de transgression. Mais pour les artistes qui deviennent mères, cette liberté se heurte brutalement à une réalité : l’industrie musicale n’a jamais été pensée pour les corps qui enfantent.

Tournées interminables, cachets précaires, horaires à rallonge, injonction à être “disponible 24/7”, sexualisation permanente des corps féminins, absence totale de structures de garde sur les lieux de création… La maternité y est souvent perçue comme un risque, un retard, voire une faute professionnelle.

Alors que beaucoup d’hommes deviennent pères sans que cela n’impacte leur carrière — ou même renforce leur aura publique — les musiciennes et techniciennes doivent jongler entre injonctions contradictoires : rester “désirable”, rester “vendeuse”, rester “bankable”, ne pas “disparaître” trop longtemps, ne pas “peser” sur les équipes, ne pas parler trop fort de leurs besoins.

Projet artistique, carrière dans l’industrie et projet parental entrent en collision, non pas par nature, mais par construction sociale : la difficulté des congés maternité adaptés au statut d’intermittente, perte de revenus, ruptures de contrats, culpabilisation tacite par les labels, festivals ou managers.

Alors :
Pourquoi la maternité reste-t-elle un angle mort dans la musique ?
Quels sont les mécanismes industriels, économiques et culturels qui maintiennent ce tabou ?
Comment imaginer des modèles réellement inclusifs, solidaires et féministes dans la scène musicale ?

Face à une industrie qui prône l’égalité sur ses affiches, mais peine à l’incarner dans ses structures, il est urgent d’interroger nos récits, de défaire les mythes du “génie créateur solitaire” et de reconnaître la parentalité comme une richesse — pas comme un handicap.

Avec Catherine Agbokou – médecin du travail chez Thalie Santé
Pauline Le Caignec aka KCIDY – artiste musicienne
Amandine Thiriet – Cofondatrice du mouvement des Matermittentes, artiste
Jaquemine Geffrault – régisseuse générale au Fourneau, membre du collectif les Matermittentes

Animée par Camille Viguié.

➡️ 17h : Luttes A° – Produire l’opposition médiatique : les mouvements sociaux et l’automédia

Les mouvements écologiques sont souvent tributaires de la communication qui est faite à leurs propos. Pour s’en démarquer et pour mobiliser le plus grand nombre, certaines mobilisations présentent des pratiques de médiatisations réalisées par les actrices et acteurs mêmes de ces mouvements. Comment les militant·es s’approprient-iels les codes médiatiques dans leur pratique d’automédiatisation ?

Pour en parler, nous recevons Laurent Thiong-Kay, maître de conférence en sciences de l’information et de la communication à Sciences Po Lyon, spécialiste de la construction médiatique des problèmes publics, des mouvements sociaux et de leur politisation.

Avec Laurent Thiong-Kay.
Animée par Thomas Bacquart.

➡️ 17h40 : Lecture A° – Nos futurs communs – Patrick Boucheron, Eduardo Viveiros de Castro (PUL / Cité anthropocène / October Octopus, 2026)

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Extrait lu par Bérénice Gagne

➡️ 17h50 : Les chroniques écoféministes d’Ecofémina – Changement climatique et violences faites aux femmes : des liens étroits

Les questions autour du changement climatique et d’écologie sont de plus en plus souvent traitées à la lumière des questions de justice sociale et de solidarité. Mais un sujet grave reste le grand angle mort du changement climatique : les violences sexistes et sexuelles. Dans cette chronique, je vous propose donc de nous poser la question suivante : quels sont les liens entre le réchauffement climatiques et les violences faites aux femmes ?

Si le changement climatique agit comme un amplificateur des violences à l’encontre des femmes à travers le monde, nous interrogerons également les solutions que l’on peut envisager pour lutter contre ce phénomène.

Par Romane Gallisai et Eléonore Lator.

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