Virginie Chaput nous parle des ateliers d’auto-réparation de vélos. Cependant, elle roule avec un vélo qui déraille, sans rien faire pour que ça change. Jusqu’à maintenant.
Voici l’idée d’une solution écologiste alternative, l’autonomie conquise par l’apprentissage de la réparation d’un vélo. La vélonomie, qui articule vélo et autonomie, fournit une émancipation du système économique dominant et une autonomie quotidienne. Peut-on donc politiser la réparation de nos vélos ?
Cette chronique figure les ateliers d’auto-réparation comme un “espace de réappropriation de savoir”. En partageant ces compétences libératrices, on entre dans “une approche communautaire de la diffusion et de l’appropriation des connaissances.” Enfin, cet espace devient celui de l’empouvoirement qui “permet l’émancipation du système économique dominant.” Contrairement à la consommation de la voiture,
“on achète une fois le vélo puis on cherche à l’entretenir en autonomie […] on ne favorise pas la production de la nouvelle marchandise.”
Ainsi, apprendre la réparation, c’est politiser l’apprentissage et l’insérer dans la communauté. Dans la formule citée de David Sayagh, aujourd’hui, le vélo est “agitateur ou révélateur de mutation sociale”. Il symbolise la politisation de notre quotidien.
Une chronique de Virginie Chaput, à retrouver sur toutes les plateformes de streaming audio.


